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« L’Éducation Populaire, c’est l’ensemble des moyens qui permettent de donner à tous les hommes l’instruction et la formation nécessaires afin qu’ils deviennent des citoyens aptes à participer activement à la vie du pays »
Bénigno Cacérès – fondateur de Peuple et Culture en 1944.

« Personne n’éduque personne, personne ne s’éduque seul, les Hommes s’éduquent ensemble par l’intermédiaire du monde »
Paulo Freire

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Cette branche fédérale regroupe les associations naturistes ayant pour projet de base, la formation du citoyen, la transmission de savoirs et savoir-faire, comme nos Universités Populaires NATUR’, les associations qui organisent des activités diverses et des sorties « découvertes », permettant de créer du lien social.

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Issue d’une conception humaniste de l’homme, de projets sociaux et culturels émancipateurs, l’éducation populaire agit pour l’avènement d’un homme plus conscient des enjeux du monde dans lequel il vit, afin d’y être pleinement acteur. Elle doit permettre à chacun de participer à la construction d’un projet de société et à la réduction des inégalités sociales, culturelles et économiques, auxquelles s’ajoutent aujourd’hui les enjeux planétaires liés à l’urgence écologique.

Le mouvement naturiste, de par son histoire, ses valeurs et sa philosophie de vie, doit aujourd’hui retrouver toute sa place au sein de ce grand courant de l’éducation populaire et des pédagogies alternatives. Il doit pouvoir aujourd’hui comme hier, à partir de sa spécificité, contribuer à la formation du citoyen de demain.

Qu’est-ce que l’éducation populaire ?

C’est « l’éducation du peuple par le peuple ». Dans cette visée, Il n’existe ni professeurs ni élèves, mais seulement des personnes qui s’informent et se forment mutuellement. C’est une éducation permanente, tout au long de la vie. L’éducation populaire est un courant d’idées qui milite pour une diffusion de la connaissance au plus grand nombre afin de permettre à chacun de s’épanouir, de s’émanciper et de trouver la place de citoyen qui lui revient. Elle vient ainsi compléter les actions de l’enseignement scolaire et universitaire.

C’est aussi une éducation aux loisirs qui reconnaît à chacun la volonté et la capacité de progresser et de se développer, à chaque instant de la vie. Elle ne se limite pas à la diffusion de la culture académique ni même à l’art au sens large, mais également aux sciences, aux techniques, aux sports et aux activités ludiques.
En réalité tous ces apprentissages sont l’occasion de développer ses capacités au vivre ensemble : confronter ses idées, partager une vie de groupe, s’exprimer en public, écouter, respecter les différences, etc.
C’est au XVIIIe siècle, à l’époque des Lumières que l’on fait communément remonter l’origine de l’idée d’une « éducation populaire ». Mais on donne généralement trois dates à la naissance de l’éducation populaire : la Révolution française avec le rapport Condorcet, la création par Jean Macé de la Ligue de l’enseignement en 1866 et le Front Populaire suivi de la Résistance.

Les courants de l’éducation populaire

Au XIXe siècle, marqué en France par les révolutions de 1830, 1848 et 1871, naissent trois courant qui pratiquent, chacun à leur façon, une forme d’éducation populaire : un courant laïc républicain ; un courant chrétien humaniste et social ; et un courant ouvrier révolutionnaire.

Le courant laïc est issu de la pensée de Condorcet qui pensait que l’instruction devait être accessible à tous et former les citoyens ; qu’elle devait être prise en charge par la République. Pour Condorcet « il n’y a pas de démocratie du pouvoir sans démocratie du savoir ». En avril 1792, Condorcet remet un rapport intitulé «L’organisation générale de l’instruction publique». On peut notamment y lire : « tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d’une opinion étrangère, en vain toutes les chaînes auraient été brisées, en vain ces opinions de commande seraient d’utiles vérités ; le genre humain n’en resterait pas moins partagé en deux classes, celle des hommes qui raisonnent et celle des hommes qui croient, celle des maîtres et celle des esclaves ».
Cette déclaration reconnaît à l’éducation une finalité civique : « L’instruction permet d’établir une égalité de fait et de rendre l’égalité politique reconnue par la loi ».
À la suite de Condorcet, le courant laïc républicain estime qu’il faut faire reculer l’obscurantisme entretenu par l’Église pour établir solidement une République. Se créent alors les grandes associations laïques qui visent à développer l’éducation pluridisciplinaire des adultes pour créer les conditions du progrès social.
Ainsi, au lendemain de 1830, est fondée l’association polytechnique, dont l’un des animateurs est Auguste Comte, le philosophe du « positivisme ». En 1848, c’est la création de l’association philotechnique.

Dans la même lignée, il n’est pas interdit de citer aussi John Stuart Mill (1806 – 1873). Il est anglais, mais c’est un fervent défenseur de la liberté individuelle et de l’égalité entre les femmes et les hommes. Classé à ses débuts comme libéral au sens anglo-saxon, l’évolution de sa pensée permet de le ranger dans le camp des réformistes radicaux, des hédonistes altruistes. Mill pense en effet que le bonheur individuel est d’abord affaire de volonté. Pour jouir de ce bonheur, il faut un goût marqué pour la vie, un amour de la vie, une soif et une passion pour la vie. Sans ce moteur, rien n’est concevable pour un individu. Ce principe individuel vaut pour la communauté des êtres humains : pas de bonheur social sans une envie de ce bonheur. Or, par nature, la société veut l’uniformité. Elle vise la fusion dans un groupe homogène qui engloutit les particuliers et s’en nourrit. Mais Mill veut un individu totalement libre… dans la limite où sa liberté ne constitue pas une nuisance pour autrui. Mill défend une liberté totale de conscience et d’expression. Il propose ainsi de nouvelles possibilités d’existence : chacun dispose d’un droit absolu à inventer sa vie, selon les modalités de son choix. Mill affirme l’utilité des différences d’expériences dans la façon de vivre. L’invention existentielle produit du bonheur personnel, et c’est déjà en tant que tel une position qui se justifie pleinement. Mais pour JS Mill, c’est aussi un exemple susceptible de générer du bonheur pour des personnes qui n’auraient pas songé à ces façons inédites d’existence.
JS Mill revendique également l’idéal grec du développement personnel (il est notamment influencé par Épicure et Diogène), qui permet les fortes sensibilités, les caractères énergiques, excentriques et originaux. Il veut pour chacun « la plénitude de vie dans sa propre existence ». L’utilitariste veut le bonheur du plus grand nombre, la réduction des souffrances et misères de son temps. Pour ce faire, il considère que l’instruction sur le terrain éthique et politique est indispensable : c’est l’idée d’un enseignement universel.
JS Mill n’aime pas la pauvreté car elle génère souffrance et déplaisir. De même, il est soucieux de santé publique et considère que l’on pourrait faire reculer grandement la maladie en activant un vaste projet de prophylaxie, de prévention, d’éducation. Il participe ainsi de la démarche des hygiénistes de son temps, fondée sur les conceptions hippocratiques.
Enfin, JS Mill s’engage résolument contre l’assujettissement des femmes (titre d’un de ses ouvrages), pour l’égalité totale, absolue et intégrale des femmes. Le constat qu’il fait sur la société de son époque est impitoyable : « les femmes vivent en véritable esclave, d’autant que contrairement à ceux des colonies, elles ne disposent pas d’un temps de répit, car leur servitude dure vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et ce toute leur vie ; servitude sexuelle, domestique, ménagère ; servitude d’épouse et de mère de famille ; servitude politique car le statut de citoyenne leur est refusée avec le droit de vote ; servitude sociale, quand on les prive d’emplois dignes correspondant à leurs capacités ; servitude intellectuelle car privées de formations, d’éducation et de culture, elles évoluent entre la totale inculture des illettrées et les obligations mondaines, ce qui leur interdit toute dimension créative… ».

Voilà comment JS Mill conçoit son vaste projet que l’on pourrait aussi qualifier « d’éducation populaire ».
En 1868, alors que le Second Empire s’adoucit, une loi autorise les réunions publiques, dès lors qu’elles ne traitent ni de politique ni de religion. Évidemment, cet interdit est vite contourné, et l’on voit se multiplier les espaces permettant au peuple de s’instruire et même d’aborder les questions sociales. Ces réunions publiques de l’Empire finissant sont de réels lieux d’éducation populaire, déterminants dans la formation politique et la diffusion des idées de celles et ceux qui deviendront des Communards.
En 1871, la Commune de Paris décrète certaines réformes, parmi lesquelles l’enseignement laïc et gratuit, ainsi que l’enseignement professionnel assuré par les travailleurs eux-mêmes.
Dix ans plus tard, Jules Ferry créera l’école républicaine pour soustraire les enfants à l’influence des religieux certes, mais également pour empêcher le mouvement ouvrier d’éduquer ses enfants, comme il l’avait fait en 1871.

Le second est issu du mouvement chrétien humaniste et social

Le christianisme social est un mouvement qui réunit fils de notables et jeunes ouvriers et paysans, qui se structure autour de la lutte contre la misère et la pauvreté.

Après le ralliement des protestants au premier courant laïc et républicain pour sa vision de l’éducation, le versant catholique est incarné par le journal Le Sillon, fondé en 1894 par Marc Sangnier. Dans les années 1900, il devient l’organe d’un vaste mouvement qui prend une tournure hétérodoxe vis-à-vis de la doctrine de l’Église, contre l’exploitation des femmes par exemple.
Ce courant du christianisme va découvrir peu à peu la problématique de l’exploitation et finir par être excommunié en 1910, pour avoir incité à rejoindre la CGT. Il s’auto-dissoudra la même année.

Par ailleurs, la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) est fondée en Belgique en 1925 par Joseph Cardjin, un prêtre issu d’un milieu modeste. Elle est créée en France deux ans plus tard (1927), et la JOCF (féminine) dès 1928. La JAC (Jeunesse Agricole Chrétienne), est créée en 1929, dans la foulée de la JOC. Toutes deux jouent un rôle important de conscientisation social de la jeunesse, notamment dans les zones urbaines pour la première et en zone rurale pour la seconde. Ces mouvements connaissent leur âge d’or dans les années 1960, avant d’entrer en déclin. La JOC est encore active aujourd’hui, sur des bases plutôt progressistes. Ce courant, orienté vers la problématique actuelle du lien social, pourrait s’incarner aujourd’hui dans des formes d’actions telles que celles défendues et mises en œuvre par les centres sociaux.
L’annexe au livre de Paul Masson Chemins et mémoires, nous apprend également qu’en 1935, des couples d’anciens de la JOC et JOCF fondent la LOC (Ligue ouvrière chrétienne) pour continuer à l’âge adultes l’action de promotion humaine individuelle et collective de la classe ouvrière en référence au message évangélique.
Pendant la guerre, en 1942, la LOC se transforme en MPF (Mouvement populaire des familles). Le mouvement élargit sa base sociale et touche, bien au-delà des ouvriers chrétiens, des non-croyants.
En 1942, ce courant militant crée le COEI (Centre ouvrier d’études et d’information) dans le but de maintenir « un esprit à la fois de syndicalisme et de résistance ».
Après guerre, en 1945, l’ICO (Institut de culture ouvrière) est fondé pour développer une formation économique, sociale, civique, artistique et scientifique des travailleurs.
Presque en même temps, à l’initiative de la JOC, est créée l’Université populaire de Marly-le-Roi, un lieu où sont proposés des cycles de formation syndicale, des stages relatifs à la vie des travailleurs, des colloques, des congrès…
À cette époque où se reconstruit la France, il s’agit de former des militants ouvriers pour faire vivre les acquis démocratiques et de justice sociale du Programme du Conseil National de la Résistance (CNR).
https://cache.media.eduscol.education.fr/file/droits_homme/19/8/Programme_du_Conseil_national_de_la_Resistance_319198.pdf

La Sécurité Sociale, nouvellement créée, est administrée majoritairement par des représentants élus par les travailleurs. La direction des Comités d’entreprises, également nouveaux, nécessite des compétences en négociation, en économie, et en gestion pour les activités sociales.

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En 1950, deux grands changements

1- La laïcisation

Le MPF, qui devient Mouvement de libération du peuple (MLP) se laïcise. Ses références ne sont plus celles de l’évangile et de l’église catholique, mais celles, plus larges, d’humanisme et de promotion collective de la classe ouvrière.

À noter que le syndicat CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens), créé en 1919, opérera en 1964 un changement de même nature (élargissement et laïcisation) en devenant CFDT (Confédération française démocratique du travail).
Les militants du MPF, pour améliorer concrètement les conditions de vie des familles populaires, s’organisent localement en Associations familiales ouvrières (AFO).
Cette même année 1950, se crée l’ACO (action catholique ouvrière), mouvement d’action catholique dans lequel les militants chrétiens, engagés dans l’action ouvrière, peuvent « approfondir la vision du rôle providentiel que la classe ouvrière a, en tant que telle, à jouer dans le plan de Dieu. La notion de promotion ouvrière collective, humaine, chrétienne de la classe ouvrière doit colorer notre ACO. »

2- La scission

Toujours en 1950, le congrès du MPF-MLP est l’objet d’affrontements. Le débat se cristallise autour d’une opposition entre la conception du « politique d’abord » et la conception de « la promotion collective d’abord ».

Le courant MLP privilégie le « politique d’abord ». Il participera en 1960 à la création du PSU (Parti socialiste unifié).
Les associations familiales de ce courant s’organisent nationalement dans les AFO (Associations des familles ouvrières) qui en 1959 deviennent la CSF (Confédération syndicale des familles).
En 1952, le courant privilégiant « la promotion collective d’abord » et refusant l’action directement politique décide de faire scission pour fonder le MLO (Mouvement de libération ouvrière).
Les associations familiales de ce courant s’organisent nationalement dans les APF (Associations populaires familiales) qui, en 1976, deviennent CSCV (Confédération syndicale du cadre de vie) puis CLCV (Consommation, logement et cadre de vie).
En 1954, l’ICO devient CCO (Centre de culture ouvrière), mouvement d’éducation populaire dont le but est la promotion sociale des personnes par la formation.
Pour répondre aux besoins en matière d’animation et de tourisme social en plein essor, le CCO donne naissance, quelques années plus tard, à l’INFAC (Institut national de formation professionnelle à l’animation et à la gestion des collectivités à caractère social), qui deviendra INFA.

Il s’agit de former des animateurs, des gestionnaires et des cadres de direction, issus du milieu populaire pour accompagner l’organisation collective des habitants dans les équipements (Foyers de jeunes travailleurs, Centres sociaux, MJC…), le tourisme social (Maisons familiales de vacances, Villages vacances familles…) et dans les Comités d’entreprises.
Après 1968, le MLO et le CCO décident de se rapprocher et de fusionner en une seule organisation : Culture et Liberté. Il faudra deux ans de négociation entre l’assemblée constitutive (1970) et le véritable lancement de l’association Culture et Liberté en 1972.
Culture et Liberté construit sa propre personnalité en bénéficiant de la richesse des deux associations fondatrices et de l’arrivée de jeunes de la génération de 68.

À noter que l’ADELS (Association pour la démocratie et l’éducation locale et sociale) contribuera également à la création et au tout début de Culture et Liberté.

Enfin, le troisième courant est né avec le mouvement ouvrier au XIXe siècle.
À cette époque, les syndicats sont interdits mais le mouvement ouvrier s’organise en amicales, mutuelles et coopératives. Les ouvriers se demandent s’il convient d’envoyer leurs enfants à « l’école de la bourgeoisie » ou de leur dispenser une culture et des valeurs propres à leur monde. Les enjeux de l’instruction sont importants : quels contenus ? Qui éduque ? Quel type de formation ? Qui doit-on éduquer ? Qui contrôle l’école ?

La menace d’une nouvelle guerre dans les années 1930, la montée du fascisme et de « tous les périls » permet l’arrivée du Front Populaire et la relance des mouvements d’éducation populaire, notamment grâce à l’action du Secrétariat d’État aux Sports et aux Loisirs de Léo Lagrange (un proche des époux Lecocq). On assiste à la naissance des CEMEA (Centre d’entraînement aux méthodes d’éducation active), des CLAJ (Club Loisirs Action Jeunesse), des Auberges de jeunesses, des chantiers de jeunesse.
À la libération, le mouvement ouvrier est puissant et organisé. On assiste à la naissance de Travail et Culture, de Tourisme et Travail. L’éducation populaire est florissante. La ligue de l’enseignement se reconstitue et engage à nouveau une défense de la laïcité.

Mais l’arrivée de la Cinquième République provoque des modifications importantes pour l’éducation populaire : la jeunesse est séparée de l’éducation et est confiée à Maurice Herzog. La culture s’émancipe également sous la tutelle d’André Malraux.
1968 marque aussi un nouveau tournant de l’éducation populaire. Le 25 mai, les responsables des Maisons de la Culture publient la Déclaration de Villeurbanne : « nous refusons délibérément toute conception de la culture qui ferait de celle-ci l’objet d’une simple transmission. Non point que nous tenions pour nul, ou contestable en soi, cet héritage sans lequel nous ne serions peut-être pas en mesure d’opérer sur nous-mêmes, aujourd’hui, cette contestation radicale : mais parce que nous ne pouvons plus ignorer que, pour la très grande majorité de nos contemporains, l’accès à cet héritage passe par une entreprise de ressaisissement qui doit avant tout les mettre en mesure d’affronter et de pratiquer, de façon de plus en plus efficace, un monde qui, de toute façon, n’a pas la moindre chance de s’humaniser sans eux ».

De ce ces trois courants qui se mêlent et s’entrecroisent, il n’est pas aisé de tirer une définition claire et précise de l’éducation populaire.
Quelques citations peuvent cependant être retenues afin d’en dessiner les contours :
« Si tu refuses ton propre combat, on fera de toi le combattant d’une cause qui n’est pas la tienne. »
Jean Rostand

« L’idée essentielle est de réaliser une culture générale des jeunes par eux-mêmes. Il importe que se fasse, entre les jeunes, la véritable éducation démocratique, c’est-à-dire la recherche, en groupe, d’une solution à tous les problèmes posés. La recherche de la Vérité dans l’esprit d’humilité qui est celui de la véritable recherche scientifique avec le sentiment qu’aucun d’entre nous n’est capable d’atteindre jamais la vérité totale mais que chacun peut la rechercher. »
André Philip – Président-Fondateur de la « République des Jeunes » à la Libération.

« Nous appellerons Éducation Populaire la préparation des Esprits et la mise en place des structures associatives permettant le développement communautaire de l’ensemble de la population… »
Jean Laurain – « l’Éducation Populaire ou la vraie révolution ».

Sans qu’elle ne soit rattachée à l’histoire des mouvements d’éducations populaires, la pensée du philosophe indien Jiddu Krishnamurti (1895 – 1986), peut également apporter un éclairage intéressant sur le rôle de l’éducation permanente, tout au long de la vie :
« L’éducation doit aider l’individu à mûrir librement, à s’épanouir en amour et en humanité » – dans De l’éducation (1953)

« L’éducation à pour but d’apporter à l’esprit la liberté totale, afin qu’il soit capable de mettre de l’ordre dans sa propre vie, mais aussi, par ce processus même, de faire émerger des structures sociales différentes » – dans Apprendre est l’essence de la vie (2009).

Un spectacle à découvrir impérativement, sur Internet à défaut de pouvoir le voir en direct :
Franck LEPAGE, Conférence gesticulée – « L’éducation populaire monsieur, il n’en ont pas voulu ».
On y apprend beaucoup de choses et on rit, sans jamais s’ennuyer. Subversif et jubilatoire à souhait.
C’est ici :

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Longtemps placée sous la tutelle du ministère de la jeunesse et des sports, l’Éducation populaire est aujourd’hui passée sous celle du ministère de l’Éducation Nationale.

Au niveau territorial, les collectivités deviennent les piliers des politiques de jeunesse et d’éducation populaire (article 54 de la loi Égalité Citoyenneté, compétence partagée Éducation populaire, …). La recomposition du territoire français et la territorialisation des politiques publiques appellent à la vigilance : elles peuvent tout autant renforcer les inégalités territoriales ou favoriser des politiques plus adaptées et proches des citoyennes et citoyens. Ceci oblige à une réflexion globale d’articulation entre les politiques publiques européennes, nationales et territoriales.

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